10 mois après : les plaies sont encore béantes (28-02-16/20h54 GMT)

Six mois après la catastrophe, l'effort doit se poursuivre (25-10-15/ 11h56 GMT)

Il y aura sans doute un avant et un après 25 avril 2015.

Depuis le séisme, vous avez été nombreux à témoigner de votre solidarité en contribuant au financement de nos engagements sur place. Vos dons nous ont notamment permis, en situation d'urgence, de financer l'achat et l'approvisionnement de nourriture et d'eau dans les quartiers et régions proches de Bhaktapur qui ne bénéficiaient d'aucune aide jusque là.

 

Nous avons pu contribuer à reloger de nombreuses familles ainsi que des proches de l'association, que ce soit dans des appartements ou dans des hébergements provisoires, notamment avec les constructions de bambous et tôle ondulée plus résistantes aux intempéries que les tentes et qui permettent des aménagements avec un minimum d'isolation, pour disposer d'un logement viable pour une durée de deux à trois ans.

 

Avec des partenaires locaux, nous avons lancé plusieurs programmes de formation des jeunes dans la construction pour leur permettre d'accéder rapidement au marché du travail, fortement influencé par tout le processus de reconstruction, en plein balbutiements. Bhavisya poursuit donc, sur place, un éventail de soutiens.

En Valais, Bhavisya participera à différentes manifestations ces prochaines semaines avec notamment le marché de Noël à Saxon le 8 décembre pour y vendre les tankas et objets artisanaux confectionnés par les masters et les jeunes en formation. Une exposition de peintures a été organisée à l'Hôpital de Malévoz, à Monthey, avec des oeuvres alliant  artistes népalais et romands sur le thème du Népal, du 12 au 20 décembre.

 

 

 

Merci de continuer à nous soutenir dans nos engagements

 

 

La vie se fraie un chemin entre les angoisses des séismes et la volonté de reconstruire le Népal (16-08-2015 /19h30 GMT)

 

La vie reprend lentement au Népal. Dès le 25 avril, date du séisme historique qui a traumatisé le pays, les images ont fait le tour du monde durant un mois.

 

La distance, le temps et le rythme des medias les ont aujourd'hui remplacées par celles d’autres drames.

 

Sur place, elles restent pourtant gravées dans les mémoires : la peur pour les amis dont on était sans nouvelles s'est quelque peu estompée mais la tristesse de découvrir et rencontrer des lieux familiers ravagés, des appels à l’aides de personnes plus ou moins proches est omniprésente.

 

L'immense travail de reconstruction n'en est, pour certaines régions, qu'à ses balbutiements. Ce sont ces constats qui ont été relevés d'emblée par Corinne Giroud et Simon Darioli, dès le début de leur mission pour Bhavisya, sur place, du 19 au 31 juillet (rapport à découvrir sous l'onglet "projet"). Une mission de "soutien" et de "relance" pour nos partenaires, jeunes et amis sur place qui les ont accueillis avec un immense soulagement et surtout la volonté de reprendre le cours de leur vie dans des conditions plus "normales".

 

Nous retranscrivons ci-dessous les impressions générales partagées par les deux représentants de l'association lors de ce séjour.

 

"Lorsqu’on arrive à l’aéroport, puis sur la route de Kathmandu à Bhaktapur, tout semble normal, un peu « comme avant ». Les bâtiments de construction récente on bien tenu le coup. Quelques centaines de mètres de route sont en reconstruction et créent un bouchon, mais les bouchons de Kathmandu, on les connait.

A Bhaktapur même, lorsque que nous arrivons à notre guest house habituelle, au centre de la vieille ville, le changement n’est pas spectaculaire. La place Taumadi Tole est dégagée, de même que les rues principales…Il n’y a pas de touristes mais la vie de la rue semble presque normale, avec quelques shops ouverts, le marché aux légumes, et les klaxons des motos…. Les gens nous saluent, avec un sourire.

 

Et puis on lève les yeux… Au-dessus des façades familières, il manque souvent un étage, ou deux. Un toit provisoire de taule a été installé.

 

Ici il y avait une maison, il ne reste qu’un tas de briques empilées, récupérées pour une future construction, là, quand on regarde par la porte ouverte, on voit que l’intérieur de la maison s’est effondré, partout, des étais de bois tiennent des maisons vides et fissurées, trop dangereuses pour être habitées.

 

Et puis on sort un peu de l’axe principal assez bien dégagé allant de Taumadi Tole à Dattatraya. Des rues sont barrées par les amoncellements de gravats. Dans le quartier derrière Dattatraya, celui où habitent la famille de Laxmi, celle de Shyam et Issuri, celle de Rabindra Puri, près de la moitié des maisons sont gravement endommagées ou écroulées. Il règne une atmosphère pesante, les visages sont fermés, la circulation des motos rare dans l’encombrement des rues. Sur les 321 morts enregistrés à Bhaktapur, 200 viennent de ce seul quartier…

Et puis, on passe d’une rue à l’autre, on sort un peu de la vieille ville… Partout, sur les petites places et sur les espaces un peu plus ouverts, des tentes, isolées ou groupées en petits « camps » de quelques dizaines d’unités. Plus de la moitié affichent en grand sigles rouges « Red cross of China », en mandarin et en anglais. Dans la géopolitique régionale, la Chine a marqué des points, de nombreuses conversations nous l’ont confirmé… Plus que l’Inde, trop arrogante, plus que de nombreux pays asiatiques, mal organisés et vite repartis…

 

On voit aussi de nombreuses constructions de taule et de bambous, les même que celles que Bhavisya a construites dans les villages.

 

Nous ne sommes restés que 12 jours à Bhaktapur et en 12 jours, nous avons pu mesurer le changement. Les choses bougent.

 

Peu à peu nous avons recommencé à croiser des touristes. Pas beaucoup, quelques-uns, puis entre dix et vingt par jour… Des jeunes européens surtout, et un petit groupe de japonais avec appareil photos…et casques de chantier sur une grande place dégagée… C’est un début. Quelques restaurants et guest houses ont rouvert leurs portes.

 

Plus impressionnant, partout, la vieille ville est un vaste chantier ou s’activent des népalais avec des moyens de fortune, des barres de fer ou de bois, des hottes. On démolit les maisons partiellement effondrées, on débarrasse les gravas en les entassant au milieu des rues principales. Le lendemain, des trax et des camions ou des tracteurs les emmènent hors de la ville.

 

Au hasard des rencontres et des discussions, le même discours revient : « Les ONG sont venues et reparties. Nous sommes seuls et c’est à nous de reconstruire. » . Bien sûr, de nombreuses personnes sont encore dans l’attente des secours du ciel et de l’étranger, mais jamais jusqu’ici, dans nos visites, nous n’avions ressenti une telle volonté de mobiliser ses propres ressources pour aller de l’avant."

 

Un exemple des réalisation concrètes avec l'intérieur d'un "shelter" construit en bambou et tôle ondulée
Un exemple des réalisation concrètes avec l'intérieur d'un "shelter" construit en bambou et tôle ondulée

Bhavisya et Satprayas reprennent du service (17-06-2015/18h50 GMT)

53 jours après le séisme qui a provoqué drames et chaos au Népal, Bhavisya a pu reprendre son activité première. Les jeunes ont rallié Bakhtapur et repris leur formation auprès des master dès le 7 juin. Trois nouveaux jeunes devraient rallier le programme (deux "locaux" de Bhaktapur et une jeune fille du Térail qui peut ainsi rejoindre sa soeur déjà dans le projet).

 

Les écoles, pour une majorité d'entre elles, ont également pu rouvrir leurs portes, sans toutefois revenir aux horaires habituels.


Du côté de Satprayas, l'accueil de jour a pu également reprendre. Une quinzaine d'enfants fréquente régulièrement le centre. Les autres sont encore dans les villages voisins et devraient, en principe, revenir prochainement. Tout le staff est de retour (y compris la logopédiste qui vit sur Khatmandu  et qui est présente une fois par semaine). Une disponibilité d'autant plus nécessaire que les conditions de vie, pour certains des enfants accueillis, se sont largement péjorées depuis les séismes. L'un d'entre eux est malheureusement décédé. C'est dire aussi que compte tenu des risques importants d'épidémies qui sont évoqués au quotidien sur place en cette période de mousson (choléra) rendent d'autant plus importants ces passages souvent préventifs à Satprayas.

L'aide d'urgence en mutation  : de l'alimentaire à l'élémentaire

 

Si Bhavisya a suspendu sa mission première depuis les séismes, vous avez pu suivre ces dernières semaines, l'engagement indispensable qu'il a fallu mettre en place en situation d'urgence. Après l'acheminement des denrées alimentaires et d'eau , les premières semaines, nous avons choisi d'adapter "nos" interventions (et surtout nos soutiens à des interventions constructives par de jeunes Népalais spontanément engagés dans l'aide "d'urgence"). En quelques jours, la question des logements a refait surface dans la mesure où l'arrivée des moussons a sérieusement modifié les besoins des Népalais. Nous avons donc orienté nos soutiens vers l'essentiel, à savoir, trouver moyen pour donner un toit à celles et ceux qui n'en ont plus. Priorité a été donnée aux familles dans le besoin, ne bénéficiant pas de suffisamment d'entourage.

 

Chaque "maison" construite l'a été après une évaluation sur le terrain et avec l'implication directe des bénéficiaires. Avec l'appui inconditionnel de Ravi (Robby Chawal), 20 constructions ont abouti.

Ces réalisations ont pu apporter une réponse concrète dans les villages isolés mais aussi, pour trois d'entre elles, dans les faubourgs de Bhaktapur, particulièrement touchés. On relèvera que si ces habitats (pour lesquels on peut compter sur une durée de vie d'au moins trois ans) nécessitaient l'engagement, au départ, de quelque 150 francs suisses/pièce, le "savoir-faire" de Ravi a permis de limiter les coûts à désormais à peine plus de l'équivalent de cent francs.

 

Un projet de constructions "multiples" est en cours pour un village particulièrement touché, situé à un peu plus de deux heures de Khatmandu dans les collines. Il concerne 64 familles et la demande nous a été adressée par un proche de nos partenaires népalais. L'évaluation des besoins est en cours.

Formations et accueil de jour en passe de redémarrer (02-06-2015/13h30 GMT)

Cette semaine les écoles reprendront partiellement au moins et le travail de formation des jeunes auprès des ateliers aussi. Tous les jeunes (à l'exception d'une fille de Japha) ont décidé de revenir à Bhaktapur et de reprendre la formation. Nos master sont tous prêts à poursuivre mais ne cachent pas leurs inquiétudes liées notamment au retour des touristes.
                                                                    

Pour Satprayas, l'ouverture est aussi prévue dans les jours à venir. Un ingénieur doit encore donner son aval après examen de l'état des murs qui présentent des fissures.

Melinda Parvex de retour de mission. A Bhaktapur et dans des villages plus reculés, le soutien pratique se poursuit (31-05-2015/22h GMT)

Notre coordinatrice Melinda Parvex est rentrée du Népal, le jeudi 28 mai après cinq mois de mission dont un mois lors duquel elle s'est consacrée entièrement au soutien de nos amis et partenaires sur place mais aussi à l'aide directe de nombreux villageois(es) des alentours de Bhaktapur.

 

Durant plus de trente jours qui ont suivi le séisme meurtrier du 25 avril, elle a notamment contribué à la mise en place de groupes de jeunes Népalais qui se consacrent tout ou partie à l'aide matérielle, à travers des livraisons de nourriture et d'eau.

 

Un changement d'urgence dans l'aide matérielle

 

La dernière semaine passée à Bhaktapur amorce un nouveau virage dans le type de soutien apporté : compte tenu de l'arrivée des moussons (dans moins de quinze jours), les Népalais qui ont perdu leur maison se sont engagés dans un contre-la-montre sans répit pour trouver des toits.

C'est dans ce registre que les dons envoyés depuis le premier séisme sont affectés.


Avec Ravi (Robby Chawal) comme tête de pont, Bhavisya cofinance la construction de maisons en bambou, fermées et recouvertes de tôles ondulées. Un système à la fois rapide, résistant et efficace, qui a déjà permis de mettre à l'abri plusieurs familles de la vallée de Kathmandu.

Chaque trois jours, Robby nous rend des comptes sur son activité. Même si les décisions sont souvent difficiles, elles sont prises après évaluations claire des besoins mais aussi des moyens dont peuvent disposer les familles et leurs proches. Toute aide matérielle et toute intervention pour construire une maison de bambou est conditionnelle à l'engagement des bénéficiaires.


A Bhaktapur, les travaux de déblaiements restent le quotidien pour cette ville de 80 mille habitants ou plus de 35 mille habitations ont été détruites ou endommagées au point de ne plus pouvoir héberger personne.

C'est dire que Bhavisya va poursuivre cet effort clairement attendu par les donateurs.

 

Alors que l'eau et la nourriture font encore défaut, l'heure de la reconstruction a déjà sonné (22-05-2015/21h30 GMT)

Le Népal se réveille après les terribles séismes qui, depuis le 25 avril, ont entraîné tout le pays dans le chaos.

 

Et quand la fièvre de l'émotion et de l'urgence immédiate sera retombée, il faudra tout reconstruire. Des maisons, des routes des écoles et des vies.

 

Durant cette parenthèse

encore parfois surréaliste, des quartiers, des villages s'organisent.

Avec ou sans les ONG. Avec ou sans l'aide de gouvernements voisins ou amis. Avec ou sans les aides qui arrivent des quatre coins du monde mais qui peinent à s'organiser sur place.

 

Dans cette valse d'hésitations, de maladresses parfois ou d'erreurs d'acheminement ou de priorités, les Népalais n'attendent pas.

A l'instar de ces groupes, spontanément organisés qui peu après le premier tremblement de terre, ont commencé à essaimé pour mettre leurs forces en commun et atteindre les plus démunis.

 

Chaque franc pour une aide directe et concrète

 

Parmi eux, Bhavisya a pu trouver des relais importants qui ont très vite contribué à une aide directe auprès de celles et ceux qui n'avaient accès à aucune aide. Distance, pauvreté, priorités sur Kathmandu ou sur d'autres sites à valeur historique, ils vivent en bout de chemin, oubliés du gouvernement, du tourisme et de tout passage.

C'est vers eux que des groupes de Bhaktapur portent leurs efforts (notamment celui constitué par Robby Chawal - "Ravi" - , auteur des photos qui illustrent ce site).

Trois semaines et demi après le séisme, ils continuent à les approvisionner, alors que nombre de familles encore dans des abris précaires, se remettent à reconstruire, avec les moyens du bord, pour éviter de nouveaux drames.


C'est sur des interventions directes que Bhavisya a mis son effort ces derniers jours, en donnant les moyens à ces groupes d'intervenir au quotidien. Une aide matérielle et logistique qui s'est rapidement ajoutée à celle destinée aux partenaires de l'association et à ceux de Satprays (à découvrir sous l'onglet "projet"). Outre l'eau et la nourriture, ce sont donc désormais les abris, en dur, qui font le plus défaut.

 

Si le Népal ne fait plus guère les unes des journaux occidentaux, sur place, le travail reste immense. Outre un bilan qui n'a jamais cessé de s'alourdir (plus de 8000 morts et des dizaines de milliers de blessés), des centeaines de milliers d'habitations se sont effondrées où ont été suffisamment endommagées pour ne plus pouvoir héberger personne.

 

Rien qu'à Bhaktapur, la ville où Bhavisya a regrouper toutes ses activités, on parle de plus de 35 mille maisons détruites.

 

C'est dire que plus que jamais, les aides qui ont été apportées - et qui nous l'espérons se poursuivront - , permettront de contribuer à la reconstruction du pays.

 

Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura un avant et un après séisme... un avant et un après 2015 (an 2072 dans le calendrier Bikram) :

 

"The Bikram Calendar year 2072 must be deliberately deployed as a transition for Nepal from a dysfunctional state of the modern era to a vibrant state, one that does justice to the genius of its people and the possibilities of its geography. What 2072 has given us is a new group of capable and positive-spirited volunteers, who have risen spontaneously to the needs of a populace devastated" écrit Kanak Mani Dixit aujourd'hui dans The Kathmandu Post

 

 

 

Le Népal aura encore plus besoin qu'aujourd'hui de ne pas être oublié, effacé par d'autres catastrophes à la une des médias...

 

 

Avec des répliques qui usent le moral des habitants, Bhaktapur est à nouveau une ville fantôme (14-05-15/17h30 GMT)

Un pays entier à reconstruire (Photo Robby Chawal)
Un pays entier à reconstruire (Photo Robby Chawal)


Le Népal reste dans l’angoisse au fur et à mesure des répliques qui ne cessent de peser sur le quotidien des Népalais.

 

Les nouvelles que notre coordinatrice Mélinda Parvex nous a transmises aujourd’hui de Bhaktapur, confirment cette situation toujours difficile.

 

Alors que l'horizon commençait un peu à s''éclaircir, Bhaktapur est aujourd’hui à nouveau une ville quasi déserte. La grande majorité des habitants pris de panique a quitté la zone urbanisée et s’est installée à l’extérieur. Ils seront encore nombreux à dormir sous tente, dans le meilleur des cas, sans rien pour les moins bien lotis.

 

Robby Chawal (Ravi) qui a été parmi les premiers à monter un groupe de jeune pour l’acheminement de nourriture dans les quartiers et les villages décentrés, a échappé de justesse à un pan de montagne qui s'est écrasé sur la route alors qu’il revenait d'un village. Dès demain, il annonce qu’il pourra reprendre la route pour apporter des secours.

Des aides qui arrivent tant bien que mal aux destinataires (photo Robby Chawal)
Des aides qui arrivent tant bien que mal aux destinataires (photo Robby Chawal)

Dans le cercle de Bhavisya/Satprayas, tout le monde est sauf.

 

Les dernières grosses secousses n’ont, par ailleurs, pas eu de conséquence sur les hébergement que nous avons pu retrouver pour plusieurs familles.

La maison des jeunes n’a pas non plus subi de nouveaux dommages.

 

En revanche, le bâtiment de Satprayas présente des fissures importantes et la structure d’accueil de jour des enfants souffrant de handicaps sévères a dû à nouveau fermer ses portes pour la quinzaine à venir.

Les écoles n’ont toujours pas pu reprendre du service depuis le 25 avril. Il faudra là aussi compter au minimum deux semaines.

 

 

La situation reste d’autant plus tendue que le second gros séisme de mardi a donné un sérieux coup au moral des Népalais.

 

Mais les activités et interventions mises en place au lendemain du premier tremblement de terre permettent de maintenir un approvisionnement continu pour plusieurs quartiers et village.

 

Des aides qui sont pour certains, les seules qui arrivent sur place (photo RC)
Des aides qui sont pour certains, les seules qui arrivent sur place (photo RC)

Soutien au Népal : Bhavisya fixe ses priorités (13-05-15/15h GMT)

La situation actuelle du Népal amène une quantité de questions quant aux réponses à donner, entre aide directe et soutiens financiers mais évidemment aussi quant à la reprise des projets suspendus depuis le premier séisme. Compte tenu de notre réactivité sur place mais aussi des moyens dont nous disposons, le comité de l'association a choisi plusieurs options pour éviter à la fois de se disperser mais également de répondre à des besoins identifiés clairement par nos coordina-trices/teurs sur place.


Pour des raisons de commodités de compréhension, vous retrouverez ces décisions sous l'onglet "projet" du site. Nous réservons ainsi la page d'accueil pour tout nouveau développement aux informations qui nous parviennent directement du Népal.


Le Népal subit un nouveau puissant séisme (12-5-2015/10h10GMT)

 

Le sort s’acharne sur le Népal. Un nouveau tremblement de terre d’une magnitude de 7,4, selon l’Institut américain de géophysique USGS a secoué le pays ce matin.

 

L’épicentre du tremblement de terre se situe à 22 kilomètres au sud-est de Zham, en Chine, et à 83 kilomètres à l’est de Katmandou, près du camp de base de l’Everest, à peine à 18,5 kilomètres de profondeur.

 

La secousse a également été ressentie dans le nord de l'Inde, en particulier à New Delhi, où les immeubles ont tremblé et les employés ont quitté leurs bureaux.

 

A Bhaktapur, des maisons tombent et tout le monde est sorti dans la rue, nous a fait savoir Melinda Parvex par SMS. Indemne, la coordinatrice de Bhavisya a dû, comme des milliers de personnes, quitter la ville à nouveau trop dangereuse. A l'heure actuelle, les communications sont à nouveau rompues.

 

Une nouvelle réplique de magnitude 5,6 a eu lieu vers 10 heures au sud de Kodari.

 

Un séisme de magnitude 7,8 a dévasté le Népal le 25 avril, faisant plus 8 000 morts et 17 800 blessés, selon le dernier bilan fourni par les autorités népalaises.

 

Quelques pierres blanches grâce au réseau local  (08-05-2015/23h15 GMT)

Le Népal tente de reprendre ses esprits.

13 jours après le séisme dévastateur, la situation générale reste très chaotique avec, toujours, passablement de difficultés à coordonner les aides internationales. A une échelle plus « locale », de nombreux systèmes « D » voient le jour.

 

Bhavisya concentre ses efforts sur Bhaktapur et ses environs. Chaque jour, des nous appuyons (moyens, logistique, produits de base) les "groupes" de bénévoles pour acheminer nourriture et eau dans les quartiers les plus touchés, les villages les moins accessibles. Sur le front de l'hébergement, trois familles de plus ont pu être relogées, cette fois avec un bail d'une année. Une quatrième, le sera, en principe, dès la semaine prochaine.

 

Satprayas reprend du service

 

 Le centre de Satprayas pour l'accueil de jour d'enfants avec handicap a repris son activité aujourd'hui. 8 enfants sont venus le premier jour. Il est important de reprendre sans tarder toutes les activités possibles. Nous allons pouvoir commencer à faire un état de la situation des familles de ces enfants.

 

Les formations « Bhavisya » provisoirement entre parenthèses

 

 Les jeunes en formation professionnelle sont encore dans des familles (parents ou cousins) hors Bhaktapur. Ils ne reviendront que lorsque la formation scolaire et professionnelle pourra reprendre, dans quelques semaines vraisemblablement.


L’ouverture des écoles est attendue dans les dix jours à venir, pour autant qu’une solution à l’hébergement soit rapidement trouvée pour les nombreuses personnes qui s’y sont encore e les locaux qui hébergent abritées.

 

Ces petites victoires ne doivent pas faire oublier le travail immense qui reste à accomplir. Certains quartiers de Bhaktapur n'ont pas encore vu le début du dégagement des ruines. De nombreuses personnes sont encore ensevelies sous les décombres et les risques d'épidémies sont majeurs.


Séisme : Chaque jour des obstacles à dépasser (06-05-2015/23h50 GMT)

 

Onze jours après le séisme, l’organisation reste la principale difficulté. Pour la population, le premier choc s’éloigne lentement mais bon nombre de Népalais ne disposent d’aucune solution.

 

Les besoins sont partout. Les ONG en bonne partie, éclatées, sur le terrain. Bhavisya a choisi de se concentrer sur la région dans laquelle le projet est implanté. Dans la mesure de ses possibilités et des moyens qui commencent à affluer grâce à des aides spontanées, des dons et des coups de main de nouveaux membres, l’association reste avant tout engagée sur l’aide d’urgence.

 

« On se rend compte que seul on ne pourra pas aider tout le monde… il y a des choix à faire », explique notre coordinatrice sur place Mélinda Parvex. Au fil des ours, dit-elle, de nouvelles rencontres se produisent avec des personnes qui souhaitent d'une manière ou d'une autre apporter leur soutien. De nouveaux « partenariats » se mettent en place, essentiellement par des groupes de jeunes Népalais, à l’instar de Subas et Ujjwal qui font partie d'un team d'une vingtaine de personnes, y compris deux Australiennes et une Anglaise, et qui se concentrent actuellement sur l'aide d'urgence (distribution de nourriture, eau, médicaments et tentes). Ce team se déplace en van et moto dans la Vallée de Katmandou, fortement touchée par le séisme et dont beaucoup de villages ne reçoivent absolument aucune aide gouvernementale ou internationale. Ils disposent d’une page facebook "Earthquake Victim Action Bhaktapur region". L'objectif est de leur apporter un soutien logistique et financier.

 

Coordination avec d’autres ONG

 

Les expériences avec la Croix-Rouge Népalaise ne sont pas concluantes. Leur connaissance de la situation dans et autour de Bhaktapur reste très lacunaire. Perçue dès leur arrivée comme une aubaine, la connaissance du terrain par Bhavisya n’a pas permis de conclure à des aides concrètes. Malgré des contacts répétés, notamment pour les aider à identifier les personnes, familles et quartiers les plus dans le besoin, les engagements ne sont pas tenus. Bhavisya va donc continuer à se concentrer sur ces groupes de jeunes Népalais prêts à mettre leur énergie dans l’acheminement de l’aide d’urgence.

 

« Ceux-ci sont moins occupés à faire des selfies devant les maisons détruites et avec la population népalaise, comme je peux quotidiennement l'observer (équipe de secours chinoise, turque ou encore thailandaise) », précise Mélinda Parvex.

 

Le relogement de familles est aussi une priorité. A commencer par les partenaires népalais de notre association qui ont perdu leur maison et leurs biens personnels. Une situation qui concerne aussi nos connaissances, nos amis sur place. Plus de la moitié des maisons du centre ville de Bhaktapur ayant été détruites ou fortement endommagées, des milliers de personnes cherchent à se reloger.

 

Comme on pouvait s’en douter, cette situation provoque de nouvelles difficultés avec une accessibilité toujours plus compliquée compte tenu de la hausse de la demande et donc des tarifs pratiqués ou des garanties exigées par les éventuels bailleurs.

 

S’y ajoute encore la pression du statut des bénéficiaires. Le système des castes étant fortement ancré dans la mentalité des Népalais, la tâche n'est pas facile pour aider certains amis ou partenaires de Bhavisya ou de notre team. "Aujourd'hui, la joie des Népalais est partie, les gens ne sourient plus. Elle reviendra… on ne sait pas quand", nous dit Shivani (Bhaktapur)

 

Les besoins restent immenses. D’abord dans l'urgence mais aussi sur le long terme (reconstruction d'habitats, aide à l'emploi.).

 

Nous avons donc besoin de votre soutien et de votre solidarité. Si les nouvelles dans les media occidentaux se raréfient au fur et à mesure que l’on s’éloigne du 25 avril, la réalité népalaise reste dramatique.

« Ceux-ci sont moins occupés à faire des selfies devant les maisons détruites et avec la population népalaise, comme je peux quotidiennement l'observer (équipe de secours chinoise, turque ou encore thailandaise) », précise Mélinda Parvex.

 

Le relogement de familles est aussi une priorité. A commencer par les partenaires népalais de notre association qui ont perdu leur maison et leurs biens personnels. Une situation qui concerne aussi nos connaissances, nos amis sur place. Plus de la moitié des maisons du centre ville de Bhaktapur ayant été détruites ou fortement endommagées, des milliers de personnes cherchent à se reloger.

 

Comme on pouvait s’en douter, cette situation provoque de nouvelles difficultés avec une accessibilité toujours plus compliquée compte tenu de la hausse de la demande et donc des tarifs pratiqués ou des garanties exigées par les éventuels bailleurs.

 

S’y ajoute encore la pression du statut des bénéficiaires. Le système des castes étant fortement ancré dans la mentalité des Népalais, la tâche n'est pas facile pour aider certains amis ou partenaires de Bhavisya ou de notre team. "Aujourd'hui, la joie des Népalais est partie, les gens ne sourient plus. Elle reviendra… on ne sait pas quand", nous dit Shivani (Bhaktapur)

 

Les besoins restent immenses. D’abord dans l'urgence mais aussi sur le long terme (reconstruction d'habitats, aide à l'emploi.).

 

Nous avons donc besoin de votre soutien et de votre solidarité. Si les nouvelles dans les media occidentaux se raréfient au fur et à mesure que l’on s’éloigne du 25 avril, la réalité népalaise reste dramatique.

 

 

Séisme : témoin d'un drame à Bhaktapur (04-05-2015/19h15 GMT)

Des lendemains plein d'espoir qui nécessitent un élan de solidarité
Des lendemains plein d'espoir qui nécessitent un élan de solidarité



Nous relayons ici le témoignage intégral de Melinda Parvex.


Coordinatrice de Bhavisya à Bakhtapur, elle a vécu avec ses amis, ses proches, nos partenaires, le traumatisme du séisme, de ses répliques, de ses conséquences, il y a 9 jours. Sur place aujourd'hui encore, elle relaie le quotidien des Népalais dont l'univers à basculé en quelques poignées de secondes.



"30 secondes, seulement 30 petites secondes, la terre qui tremble et un pays entier détruit.

Des namaste, des sourires, des projets pour la journée ce samedi matin 25 avril!
11h55, que se passe-t-il? "Mélinda cours dehors, c'est un tremblement!" Je ne réfléchis pas, je cours vers un espace aéré, et m'accroche à un pilier en béton. Les briques tombent, on entend des bruits d'effondrement et le noir complet avec toute cette poussière. Les gens crient, pleurent, tout le monde est effrayé. Je n'arrive pas à contrôler mon corps qui tremble et tremble, la terre ne veut pas s'arrêter de bouger.


La poussière redescend, c'est le chaos autour de moi, avec un ami nous décidons d'aller à Durbar Square, la plus grande place de Bhaktapur. En chemin, je tombe nez à nez avec un papa qui porte son fils inconscient, suivie d'une autre personne qui tente de sortir qqn des décombres. Je m'arrête, regarde cette scène qui me semble irréelle, je ne bouge plus. Seuls les appels de mon ami me font revenir à moi. Nous courons vers la place, beaucoup de monde, les Népalais prient afin de calmer les Dieux.


Les répliques sont nombreuses, des motos circulent à toute allure avec des blessés. Ma première pensée vient à ma famille, je prends mon natel et écris que je vais bien, je ne sais même pas comment j'ai pu avoir ce réflexe, quelques minutes après... plus de réseau.


Et mes amis? L'angoisse est insoutenable, il me faut les retrouver. La terre semble se calmer, je pars vers la maison d'une amie. En chemin, je constate l'ampleur des dégâts. Je m'approche du quartier, les premières maisons se sont complètement effondrées, il y a 4 corps recouverts d'un drap. Mon coeur bat, mes yeux se gonflent de larmes, je n'arrive pas à voir si la maison de mon amie est encore debout. Petit à petit, je retrouve les personnes qui me sont les plus chères ici, tout le monde est sain et sauf. Oh merci!

Puis s'ensuit plusieurs jours d'angoisse, les répliques sont nombreuses et parfois fortes. Nous dormons dehors à l'extérieur de la ville, il fait froid, il pleut, les enfants sont totalement effrayés à chaque nouvelle secousse. La première nuit je ne trouve pas le sommeil, trop d'images tournent en boucle dans ma tête. Puis la fatigue me gagne, le sommeil reste toutefois léger, attentive à chaque bruit, presque à en devenir parano.


Chaque jour, je me rends à Bhaktapur afin de retrouver les membres de notre projet et mes connaissances. Je parviens petit à petit à avoir des nouvelles, mais je ne peux pas rester longtemps dans les rues, c'est trop dangereux, de nombreuses maisons menacent de s'effondrer. Certains ont perdu des membres de leur famille, n'ont plus de maison ... Je suis confrontée à la détresse et la tristesse des Népalais. Il m'arrive aussi de craquer, heureusement je peux compter sur le soutien de mes amis. Ils m'aident à avancer ...


Tous vos messages aussi me font chaud au coeur. J'ai pu comprendre par téléphone l'énorme solidarité en Suisse, recevoir quelques messages par ma famille et aujourd'hui, j'ai pu prendre conscience de tout votre soutien.


Tout simplement merci, mille mercis!"


Mélinda Parvex



J + 9 : Un contexte qui reste particulièrement tendu (04-05-2015/19h GMT)

 

Neuf jours après la puissant séisme qui a ravagé une grosse partie du Népal, difficile de connaître le nombre de victimes à Bhaktapur.

 

Les autorités lestiment entre 300 et 400, les personnes qui ont payé de leur vie ce terrible 25 avril 2015 (plus de 7'250 dans tout le pays selon un nouveau bilan officiel).

 

Mais selon nos contacts sur place, ils/elles sont nombreuses à encore manquer à l'appel, toujours porté(e)s disparu(e)s, notamment dans les quartiers proches de Dattatraya, gravement détruits, au coeur de cette ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, où les travaux de dégagement sont en passe d'être commencés. 


Les secours de la Croix rouge népalaise commencent à arriver dans les quartiers. Mais les "camps" improvisés ne sont, pour la plupart, pas organisés et l'arrivée de secours (nourriture et tentes) provoque des tensions, parfois des bagarres.


La solidarité entre népalais est aussi conditionnée par les considérations de castes. Pas facile de trouver des solutions de logement pour des personnes de castes inférieures... quasi impossible pour les "intouchables". Difficile dans le regard occidental d'accepter cette réalité culturelle omniprésente dans la vie népalaise, même si officiellement les discriminations de castes ont été abolies.


Quelques bonne nouvelles dans le chaos

 

Malgré ces tensions et la chaos ambiant, certains camps (comme celui des voisins de Laxmi, house mother de la maison des jeunes de Bhavisya) font preuve d'une véritable solidarité. Un élan que l'on retrouve à Changu Narayan, un village durement touché situé à tout juste 6 Km de Kathmandu mais où les secours font encore défaut. Notre coordinatrice, Melinda Parvex est parvenue à y convoyer des vivres, ce matin. Tous les habitants en camp (une centaine) ont décidé d'appliquer une gestion collective de la cuisine et des problèmes communs à résoudre.

Quelques groupes de jeunes de 20 à 30 ans, se sont organisés pour amener de l'aide dans les quartiers les plus touchés.

 

Des conditions de sécurité qui appellent à une nouvelle adaptation


Compte tenu de cette situation et en accord avec les concernés sur place, Bhavisya a décidé de modifier les distributions collectives de vivres, notamment pour préserver la sécurité et les conditions d'interventions (photos ci-dessous de Robby Chawal). Celles-ci seront conduites par un à deux groupes de jeunes Népalais qui se sont spontanément engagés, en particulier aux côtés de Mélinda Parvex qui ne procédera plus seule à ces opérations aux effets très directs.

 

Mais compte tenu de sa connaissance du terrain et des contacts qu'elle a déjà pu nouer avec diverses organisations, elle se positionne désormais en appui logistique  des ces bénévoles de la première heure ainsi qu'en relais direct de la Croix rouge népalaise.
Elle continuera toutefois à évaluer elle-même les besoins et à apporter des aides individuelles.

"Melinda tient le coup... Je suis admiratif devant son calme, sa détermination et sa capacité à poser des analyses objectives de situation... Un seul mot : chapeau!" salue le président de Bhavisya, Simon Darioli, porteur d'un sentiment unanimement partagé par le comité de l'association. 

 

 

 

La vie doit reprendre le dessus

 

En principe, les écoles pourront rouvrir leurs portes dans deux semaines pour autant qu'elles puissent être libérées". Actuellement la plupart servent de logement pour des personnes sans abri. Il faudra donc qu'elles puissent être provisoirement relogées d'ici là (sous tente, si les secours arrivent à s'organiser).

A la périphérie de Bhaktapur, de nombreuse personnes venues des villages ou de l'intérieur de la ville logent dans des camps de fortune.


Le centre de Satprayas reprendra lui aussi son activité d'accueil d'enfants avec handicap sévères dans la quinzaine à venir.

 

 

La principale crainte actuelle - et elle est généralisée - réside dans le risque de développement d'épidémies.

 

 

Merci à toutes celles et ceux qui ont déjà apporté leur contribution. Mais l'effort doit se poursuivre pour éviter de nouveaux drames sur place.

Séisme : Bhavisya reprécise son engagement à Bhaktapur (03-05-2015/12h15 GMT)



Compte tenu des événements dramatiques qui touchent le Népal, la stratégie d'action de Bhavisya est momentanément réorientée dans l'aide d'urgence directe d'une part mais aussi dans les relations avec d'autres ONG. Les grandes lignes ont pu être discutées par téléphone avec Mélinda Parvex qui les met en pratique sur place


Depuis hier, la Croix rouge népalaise est présente mais peine à s'organiser notamment pour atteindre les quartiers les plus touchés, notamment en périphérie de Bhaktapur. Elle a pris ses quartiers pour son centre d'aide à Durbar square, à l'entrée principale de la ville mais se déplace peu.


Melinda , qui connaît bien la ville, signale désormais les zones où l'aide n'est pas encore arrivée. Elle insiste pour que les représentants Croix rouge aillent voir sur place et s'engagent à apporter de l'aide. Entre temps, par le biais de Bhavisya, elle assure une première aide d'urgence. Ce mode d'action qui sera répété dans les jours qui viennent.


Plusieurs collaborateurs de Bhavisya et Sartrayas ont tout perdu dans le séisme, maison, biens et même leurs affaires personnelles.


L'activité "ordinaire" de Bhavisya et de Satprayas ne reprendra que dans quelques semaines, voire quelques mois. Pour permettre à ces collaborateurs de réorganiser leur existence immédiate et d'être en mesure de reprendre leur activité, le moment venu, leur salaire mensuel continuera à leur être versé.


Cette mesure peut être complétée par de l'aide d'urgence, voire par la garantie de paiement du loyer du logement pour ceux qui ont perdu leur maison.


L'aide à la reconstruction de logements devra s'inscrire dans une approche plus globale, en collaboration avec d'autres organisations. Des contacts sont actuellement pris avec diverses organisation et ONG. Une vaste opération a été lancée par notre ami et partenaire dans Satprayas, Stephen O'Brien qui a contacté les Rotary d'Angleterre, d'Irlande et d'Ecosse. Le club service est également sollicité dans d'autres pays dont la Suisse où des sections valaisannes ont déjà pu apporter de sérieux coups de pouce pour les opérations de Bhavisya avant le séisme. Cette vaste sensibilisation doit pouvoir contribuer à accélérer les aides indispensables dont doit pouvoir bénéficier la population népalaise. Cette opération est coordonnée avec le Rotary Club de Bhaktapur qui s'est engagé à solliciter les autres Rotary du pays.


Pour toutes ces interventions directes et ciblées,
Merci de continuer à nous aider dans cet engagement



Bhavisya compte UBS Sion

  

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Photo : Robby Chawal
Photo : Robby Chawal

Séisme : la Croix-Rouge népalaise enfin à Bhaktapur (02-05-2015/22h15 GMT)

Une attente qui commence à peine à trouver des réponses (ph. Robby Chawal)
Une attente qui commence à peine à trouver des réponses (ph. Robby Chawal)


Au 7ème jour, la Croix Rouge népalaise est enfin arrivée sur Bhaktapur. Elle distribue des seaux, du savon, de l'eau, des nouilles, ainsi que des produits de premières nécessités. Elle essaie de gérer les besoins urgents de la population. Difficulté majeure pour les intervenants : ils ne connaissent pas la région, ni les quartiers et leur présence se concentre uniquement dans le centre de Bhaktapur.

Hier, Mélinda a pu obtenir un peu de matériel de leur part, pour des familles isolées d'un quartier complètement détruit dans une zone décentrée.
Aujourd'hui, elle a essuyé les premiers refus de la part de la CR. Mais après avoir convaincu les responsables, deux personnes ont accepté de l'accompagner
dans les quartiers périphériques et ont pris conscience de la gravité de la situation. Le ravitaillement se fera au plus tôt demain.

Compte tenu de l'urgence et des difficultés pour amener les ong jusque dans les quartiers les plus touchés, Mélinda et ses amis valaisans et népalais continuent leur distribution en complément de la Croix-Rouge.


Séisme au Népal : des Valaisans se mobilisent à Bhaktapur (01-05-2015/15h15 GMT)

Voici les premières images de la distribution de nourriture et d'eau par Fanny Dorsaz, son ami Bruno et Mélinda Parvex avec les jeunes amis népalais dont Ravi (Robby Chawal, gérant de guesthouse), qui se mobilisent dans l'urgence pour aider au mieux Bhaktapur et sa région durement touchées par ce séisme.

 

Sur le front des conditions d'hébergement, les familles de Ramesh Pradhan et de Laxmi, la housemother ont pu être relogées.

Si tout se passe normalement, demain les familles de Geeta et Reeta, employées de Satprayas seront aussi relogées. 

 

 

 Bhaktapur vue aujourd'hui par Robby Chawal

Seisme au Népal : message de Melinda depuis Bhaktapur (01-05-15/01h GMT)

Le chaos est immense. L'exode quotidien au départ de Katmandu (photo/KTM Post)
Le chaos est immense. L'exode quotidien au départ de Katmandu (photo/KTM Post)

 

 

Suite à un contact téléphonique que Mélinda a pu passer à sa maman Monique, voici les informations qu'elle a pu relayer sur la réalité népalaise :

 

La situation est très difficile en dehors de Katmandou...

 

A Bhaktapur, comme indiqué précédemment, il n'y a pas de secours, pas d'ONG. L'armée ne fouille qu'autour des monuments historiques où il n'y a pas de corps, mais pas vers les maisons. La population népalaise doit se débrouiller toute seule. pour trouver à manger et à boire car il n 'y a aucune distribution alimentaire.

Elle n'ose pas quitter les débris de leur maison de peur des voleurs. Les jeunes de 20 - 30 ans se mobilisent et essaient d'aider au mieux. Des pancartes circulent "nous avons besoin d'aide".

 

Dans les villages alentours c'est encore plus catastrophique. Les habitants n'ont même pas de tentes pour s'abriter, il pleut la nuit. Ils n'ont absolument rien. Cette situation engendre des bagarres.

Dans les environs de Bhaktapur, l'armée pakistanaise a installé dans un champ des tentes pour les blessés. Sur une pancarte il est inscrit " hospital " mais il n'y a aucun blessé, tout est vide. Quand Mélinda a posé la question du pourquoi, pas de réponse, les yeux baissés.

 

Des amis valaisans de Mélinda, présents à Bhaktapur, Fanny Dorsaz et son ami Bruno ont fait le tour des camps des sinistrés de la région. Beaucoup de personnes ont besoin de nourriture et d'eau. Aujourd'hui, tous trois organisent avec un van, la distribution de riz, nouilles et eau, achetés dans un supermarché où il y a encore de la marchandise grâce à un don versé par un ami suisse.

 

A Bhaktapur et les environs, la situation est dramatique.

 

Si vous souhaitez soutenir des actions qui répondent concrètement aux besoins les plus urgents de la population népalaise désemparée et oubliée des grandes opérations de secours centrées sur Kathmandou et quelques grands autres sites, vous pouvez verser votre contribution via le compte de Bhavisya avec la mention MELINDA. Elle est encore au Népal pour un mois et se chargera de l'organisation des actions de secours.

 

Mélinda vous remercie de votre soutien et vous prie de PARTAGER ce message.

 

 

Pour des aides immédiates

 

Bhavisya mention "Melinda"
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Séisme au Népal : 5e nuit de désolation pour tout un pays (30-4-2015/13h30 GMT)

Changu Narayan square à Bhaktapur : un héritage patrimonial en ruine (KTM Post)
Changu Narayan square à Bhaktapur : un héritage patrimonial en ruine (KTM Post)


C’est un véritable drame que vit le Népal aujourd’hui. A l’heure où tout un pays compte ses morts en découvrant jour après jour de nouvelles victimes sous les gravats, tout – ou presque – est encore à faire.

 

 

Situation à Bhaktapur

 

 

Dans cette ville de 80 mille habitants classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, aucune ONG, aucun secours gouvernemental ne s’est organisé sur place. L’armée y est pourtant présente mais de manière désorganisée et sans réellement participer aux gigantesques travaux, exception faite de quelques (trop) rares initiatives personnelles.

 

La réalité est douloureuse. Heure après heure, les habitants s'organisent comme ils peuvent et c’est à mains nues qu’ils recherchent toujours des survivants sous des montagnes de décombres. L'eau et la nourriture commencent à manquer. Les prix s'envolent et l'agressivité (contre le gouvernement et les ONG absentes) augmente.

 

Dans ce chaos, les sources d’espoir sont bien maigres. Pourtant, nombre de nos amis et partenaires en trouvent à travers le travail acharné d’une jeune Valaisanne.

 

Coordinatrice sur place pour Bhavisya, Melinda Parvex est au front et nous informe, lorsque les communications le permettent de cette situation dramatique. "Elle fait un travail extraordinaire, dans une population en détresse et paniquée, au milieu d'une ville détruite et livrée à elle même, où plane l'odeur des cadavres en décomposition encore enfouis sous les décombres... Et elle réussit encore à dire.. "Pas de souci, je vais bien et j'ai de l'énergie. Hier j'ai bien dormi....enfin, j'ai dormi pour la première fois depuis samedi", relève avec admiration le président de Bhavisya, Simon Darioli sur son compte Facebook. Pas question pour elle d’ailleurs, d’envisager, dans l’immédiat, un retour au pays.

 

C’est elle qui assure aussi le relais auprès de tous nos partenaires. Grâce à elle, on sait désormais que tous les jeunes de Bhavisya sont saufs.

Ceux de Nuwakot (complètement détruite avec plus de 200 morts recensés) ont pu être accueillis par des familles de cousins. D’autres ont été rapatriés à Katmandu auprès de PA Nepal.

Les autres sont revenus à l'appartement qui n'a pas été détruit.

 

Les enfants de Satprayash Nepal souffrant de handicap sévères sont saufs pour la plupart ainsi que leurs familles.

Pour quelques uns d’entre eux, nous manquons de nouvelles et personnes n’a pu jusqu’ici les localiser.

 

Chez les "master" et partenaires

 

Maddhu (tankas) et Sanu (textile et nepali papercraft) sont saufs avec leurs familles. Leurs maisons ont tenu le choc.

Les frères Shilpakar (bois) et leur famille sont indemne. Leur habitat peut toujours les accueillir mais leur atelier est en partie détruit. Ramesh Pradhan (poterie) est le plus touché. Si avec son épouse Rita et son fils, il est parvenu à sortir de leur maison suffisamment tôt, celle-ci s’est effondrée. Il a notamment perdu son frère et sa sœur est blessée. Complètement démuni, il vit dans des conditions très précaires avec sa famille et sa mère sous une tente collective.

 

C’est le cas également de Geeta, manager de Satprayas dont la maison s’est écroulée et qui avec son mari et ses deux enfants en bas âge est elle aussi sous tente. Reeta, éducatrice Satprayas et son mari

Laxmi, housemother Bhavisya ont également perdu leur habitat et vivent dans les mêmes conditions avec leur famille.


Gouttes d'eau


Le comité de Bhavisya a décidé d’affecter les premiers moyens à une aide d’urgence, alimentaire pour les plus démunis de l’association mais aussi pour leur condition d'hébergement.

 

Des négociations sont à bout touchant pour un accueil provisoire dans l’une des guesthouse qui nous accueille régulièrement, même si le bâtiment n’est plus fourni en eau et en électricité.


Notre ami irlandais Stephen O'brien, partenaire direct dans Satprayas a mis son appartement à disposition pour une ou deux familles. L'appartement des jeunes (partiellement inoccupé actuellement) peut désormais également servir pour y loger la housemother qui travaille là, ainsi que sa famille.


Les locaux du centre de jour de Satprayas font eux aussi l’objet de discussion pour de l’hébergement de nuit. L’objectif est de pouvoir reloger provisoirement les familles d’ici la fin de la semaine.

 

Ces bouts de solutions peuvent se concrétiser grâce à la présence sur place de Melinda qui travaille d’arrache-pied avec le réseau que chaque membre de Bhavisya a contribué à développer.

 

Une goutte d’eau qui en appelle de nombreuses autres car elle change concrètement le quotidien de ces enfants et de ces familles dans la souffrance.


 

Nous avons besoin de vous.

Merci à toutes celles et ceux qui nous ont déjà répondu.



 

Séisme au Népal : A situation exceptionnelle, soutien exceptionnel (29-4-2015/modif. 21h30 GMT)

 

 

Plusieurs personnes nous ont demandé quelle utilisation serait faite des montants reçus par Bhavisya et si une petite organisation peut faire quelque chose face à une si grande catastrophe.

 

Nous nous devons de distinguer l'aide d'urgence immédiate (eau, nourriture, médicaments et soins, logement) qui ne peut être assumée que par de grandes organisations, de l'aide à la reconstruction de la vie sociale et économique qui s'inscrit dans une perspective moins immédiate.

Bhavisya s'inscrit plutôt dans la seconde perspective.

 

Mais tous les membres du comité ont des amis au Népal qui sont dans le dénuement le plus total, sans logement, et avec de grandes difficultés à trouver de l'eau et de la nourriture.

 

Nous devons trouver un équilibre entre la raison qui demande de planifier l'action dans la durée et l'émotion qui pousserait à libérer tous les moyens disponibles mais laisserait rapidement Bhavisya dans l'incapacité de poursuivre son travail centré sur la formation professionnelle de jeunes de milieux défavorisés et l'accueil de jour d'enfants avec handicaps sévères.

 

Le comité de Bhavisya en a discuté ce matin, par mails et téléphones (aussi avec Melinda au Népal) et pris unanimement les décisions suivantes :

 

C'est la panique pour quitter les sites sinistrés (The KTM Post)
C'est la panique pour quitter les sites sinistrés (The KTM Post)

1. L'action de Bhavisya doit se poursuivre dans la durée, même si le projet devra être réaménagé en fonction des circonstances et de la situation.

Une provision assurant le fonctionnement "ordinaire" (formation prof. et centre de jour) de Bhavisya durant 18 mois est constituée avec un montant de Frs 40'000.- qui correspond à la réserve financière de Bhavisya avant le séisme.

 

2. Les montants excédant le budget ordinaire seront affectés prioritairement au soutien à l'emploi de jeunes en âge de travailler ou de leurs parents si le jeune est en formation dans le cadre de Bhavisya, et ceci en collaboration avec les quatre entreprises partenaires et de nouvelles avec qui des collaborations sont à développer. Nous souhaitons éviter un système d'assistance sans mobilisation des ressources des personnes concernées.

 

3. Exceptionnellement , si une entreprise partenaire a tout perdu dans le séisme et doit reconstituer l'outil de travail et que les moyens personnels de le faire sont inexistants, Bhavisya pourra participer (par prêt ou par don) à l'achat d'équipement. Ce cas de figure ne concerne qu'un seul des quatre artisans. Les trois autres disposent de moyens suffisant et n'ont pas subi trop de dommages.

 

4. Un montant est affecté au soutien immédiat des collaborateurs népalais de Bhavisya qui ont tout perdu et se retrouvent dans la rue avec leur famlle et parfois des enfants en bas âge. Cette aide d'urgence liée à un logement provisoire et l'achat de nourriture concerne aujourd'hui la famille de Ramesh Pradhan (couple, enfant, personne âgée) celle de Geeta , la manager de Satprayas (couple et 2 enfants en bas âge), et de Laxmi, la housemother de l'appartement de Bhavisya. (couple et 2 enfants)

 

5 Chaque membre du comité a aussi des amis népalais qu'il souhaite aider particulièrement, même si ces personnes n'ont pas de lien direct avec Bhavisya. Les personnes qui souhaitent affecter leur versement à ces aides particulières peuvent verser leur contribution sur le compte Bhavisya, avec la mention du membre du comité destinataire: Melinda, Isabelle, Anne, Christian ou Simon. Ces montants seront comptabilisés hors du budget de Bhavisya et leur utilisation est laissée à l'appréciation du membre du comité concerné.

 

Bhavisya se charge de la transmission de l'argent au destinataire népalais via la relation bancaire que nous avons avec PA Népal, l'ONG népalaise, partenaire avec qui nous travaillons depuis plusieurs années. Les justificatifs de versements seront collectés par Bhavisya et remis au membre du comité.

 

Travail de titan dans les décombres de Sankhu (KTM Post)
Travail de titan dans les décombres de Sankhu (KTM Post)

 

L'intégralité des montants sera utilisée pour des aides directes.

 

Nombre d'entre vous n'ont pas hésité à proposer leurs services, par le biais de Bhavisya, sur place.

 

 

Un immense merci à vous toutes et tous.

 

Gardez aussi intact que possible cet élan de solidarité pour les mois à venir.

 

 

Dans l'immédiat, la coordination au Népal pour les engagements de personnes reste très compliquée et passe par d'autres organisations internationales liées à l'aide massive d'urgence.

 

Comme nous le précisons en préambule, c'est sur le long terme qu'il faudra préserver toute cette énergie que nous ne manquerons pas de solliciter dans des conditions plus "maîtrisables" et surtout bien ciblées.

 

 

 

Séisme au Népal : le temps passe et les secours peinent toujours à se déployer hors KTM ou dans la zone Everest      (29-4-2015/13h15 GMT)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chaos règne encore à Bhaktapur (photo ci-dessus - le Monde.fr/dr)où la population attend toujours les aides gouvernementale et internationale.

 

Les dégâts sont colossaux et les habitants tentent de faire face, toujours avec force et dignité, aux difficultés : on estime à 60% les habitations qui y ont subi de graves dommages où qui se sont totalement effondrées. C'est notamment le cas pour notre partenaire et ami Ramesh Pradhan (master pour l'atelier de poterie) qui avec sa famille, a rejoint un camp sous tente.

 

Les hôpitaux sont débordés, le réseau d'eau est inexistant, le réseau électrique est totalement aléatoire, bon nombre de routes sont défoncées. Le "bilan" ne cesse de s'alourdir. Plusieurs medias hors Népal font état de plus de 10 mille victimes (L'OBS actualité). Depuis lundi, la presse népalaise est en "stand-by" sur internet : The Kathmandu Post par exemple n'a plus mis à jour son site.

 

Melinda Parvex, notre coordinatrice sur place est sur tous les fronts. Elle a pu retrouver tous les jeunes en formation mais manque de nouvelles pour une partie des familles des enfants qui bénéficient de l'accompagnement spécialisé de Satprayas (handicaps sévères).

 

Le comité de Bhavisya s'interroge sur l'aide que nous pouvons apporter sur place sans mettre en péril la suite des projets (formation professionnelle et école pour les uns, foyer de jour et thérapies pour les autres). 

 

Mais à situation exceptionnelle, orientation exceptionnelle : avec Melinda et nos partenaires, nous pouvons compter sur un réseau de confiance sur place. Avec eux nous espérons pouvoir contribuer à des solutions.

 

Toute aide est la bienvenue. "Merci de votre soutien, que ce soit à Bhavisya ou une autre association, peu importe". Tout ou presque, est à faire.

 

 

 

Séisme au Népal : appel à la solidarité         (28-4-2015/12h GMT)


Le Népal a un urgent besoin d'aide aujourd'hui et plus encore demain quand l'attention médiatique sera retombée.

 

Vous pouvez apporter votre soutien aux organisations que vous connaissez, grandes ou petites.

 

L'important est que l'argent soit utilisé au plus près des besoins du pays.

 

Il y a bien sûr toute l'infrastructure à reconstruire mais aussi la vie quotidienne de tous ceux qui risquent d'être les oubliés des secours, une fois la première urgence passée.

 

Bhavisya s'engagera à Bhaktapur pour les jeunes de familles défavorisées et les enfants avec handicap, lorsque une première évaluation de la situation pourra être faite, dans les semaines à venir.

 

Merci de votre soutien, que ce soit à Bhavisya ou une autre association, peu importe.

 

Pour le comité de Bhavisya

Simon Darioli, président



Séisme au Népal : dernières nouvelles         (28-4-2015/1h GMT)


 

Une rue de Bhaktapur (photo Niranjan Shresta)

 

 

Cette nuit nous avons pu avoir contact par les réseaux sociaux avec Shradha Prajapati. La famille de Sanu est sauve.

Sunita et Maya, employées venant de Bhavisya sont indemnes. Elles logent dans une école, tout comme la housemother dont la maison s'est effondrée.

Ramesh Pradhan, notre master en poterie va bien. Malheureusement, son frère est décédé lors du séisme.

 

 

Séisme au Népal : les secours cantonnés sur Katmandou (27-4-2015/21h GMT)


 

Cet après-midi (27-4-2015), un contact par téléphone plus important a pu être établi avec Melinda Parvex, coordinatrice de Bhavisya à Bhaktapur, grâce à sa maman une fois encore.

 

 

Les bonnes nouvelles


- Tous les jeunes du projet Bhavisya sont sains et saufs et en sécurité. Ils sont hébergés dans des familles de cousins et certains d'entre eux ont été pris en charge par PA Nepal. C'est un immense soulagement. Ce midi encore, nous ne savions pas où ils étaient.


- Les frères Krishna Gopal et Shiva Ram Shilpakar et leur familles (atelier bois) sont indemmes


- Sunita Manadhar, l'une des coordinatrices népalaise qui vit à Durbar Square, un quartier très touché de Katmandou est aussi sauve.


- Geeta, la responsable du centre Satprayas et sa famille n'ont pas été blessés mais leur maison est détruite et ils vivent dans la rue avec deux enfants en bas âge.


- Melinda est revenue dans la ville de Bhaktapur et participe aux opérations d'aide.

 

Les mauvaises nouvelles


- Aucun secours n'est encore parvenu à Bhaktapur, ville de 80'000 habitants, qui n'est pourtant qu'à 15 km de Katmandou et les habitants sont livrés à eux-mêmes dans la plus totale désorganisation. L'armée est présente mais n'intervient pas dans l'aide. Les soldats sont complètement passifs quand bien même le gouvernement (par son premier ministre Sushil Koirala) annonce que tous ses services oeuvrent dans chacune des régions touchées (selon ekantipur.com).


- Les problèmes d'approvisionnement en eau et nourriture deviennent cruciaux avec les risques sanitaires que l'on peut imaginer.


- Les informations transmises par Melinda recoupent celles reçues de PA Nepal qui est à Katmandou et aussi les images diffusées par internet. Tous les secours se concentrent sur les zones touristiques et historiques (ce sont le mêmes!) de Katmandou et de l'Everest.

Personne ne sait rien ou presque sur ce qui se passe à l'extérieur de la capitale. Aucun contact n'a été établi avec des villes de plusieurs milliers d'habitants, et encore moins avec les villages. Pourtant les dégâts sont énormes si l'on se réfère aux rares témoignages qui parviennent. Des villages entiers ont été rasés par le tremblement de terre ou emportés par des glissements de terrain.


- Le bilan provisoire de plus de 4'000 morts ne concerne que les régions que les secours ont pu atteindre. Il sera au final beaucoup plus lourd (The Kathmandu Post).
C'est un pays entier qui est à reconstruire.

 

 

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Séisme au Népal : les nouvelles de nos partenaires et amis arrivent au compte-goutte (27-4-2015/12h GMT)

  • Un puissant séisme de magnitude 7,8 a frappé le Népal samedi matin. Il a été suivi par de nombreuses répliques dont une particulièrement violente dimanche (6,9).
  • Le bilan humain de la catastrophe n'a plus cessé d'augmenter depuis. Il devrait continuer à s'alourdir à mesure que les opérations de secours se poursuivent (2400 victimes annoncées dimanche soir).

 

  • Les violentes secousses ont touché toute la plaine de Katmandou jusqu'à Pokara. Elles ont été ressenties dans plusieurs pays voisins (Inde, Bangladesh, Pakistan...) et provoqué des avalanches meurtrières sur les pentes de l'Everest.

 

A Bhaktapur où Bhavisya a regroupé ses activités, notre coordinatrice Melinda Parvex est indemne. Elle a pu sortir à temps de son habitation avant que celle-ci ne s'effondre lors d'une des nombreuses répliques. Elle est, pour l'instant accueillie par des amis hors de la ville.

Les dégâts entre Tatatrayas et Durbar Square sont importants et les informations sortent au compte-goutte. Les réseaux électriques et de communication ne fonctionnent que épisodiquement.

 

Les nouvelles de nos masters partenaires et amis sont passablement confuses dans le chaos qui règne sur place. Selon nos contacts, notamment  par les réseaux sociaux, la famille de Madhu Chittrakar (tankas) serait elle aussi indemne. Des messages partiels de Keshar Narayan Prajpati (Sanu - atelier de textiles) et de Ramesh Pradhan (poterie traditionnelle et artistique)

sont encourageants mais incomplets. Nous n'avons toujours pas de nouvelles des frères Shilpakar (atelier bois) et de leurs familles. La maison qui héberge nos jeunes n'a pas cédé aux secousses mais nous n'avons pour l'instant pas de nouvelles de leur part.

 

Nous n'avons pas non plus d'informations au sujet des familles et des enfants de Satprayas (accueil de jour pour les plus jeune souffrant d'importants handicaps). La situation est tout aussi chaotique à Katmandou pour nos partenaires de PA Nepal.

 

Ce qui est certain, c'est qu'il y aura beaucoup à reconstruire pour que les régions touchées reprennent vie.

Il y a bien sûr, l'aide d'urgence avec un soutien international qui commence à affluer (la Suisse a d'ailleurs déjà envoyé un premier avion). S'il est encore tôt pour parler de reconstruction, on sait déjà qu'il faudra oeuvrer dans un climat difficile où comme souvent lors de telles catastrophes, il s'agira d'éviter que des aides, notamment financières, ne disparaissent pas à travers des réseaux contrôlés par des personnes malintentionnées.

"Bhavisya est une petite organisation et sa contribution sera une goutte d'eau dans un océan de problèmes". Mais nous disposons d'un réseau d'amis et de partenaires népalais sur qui nous pouvons compter.

Pour le comité de Bhavisya, il ne s'agit pas de savoir si nous continuons ou pas ce projet mais bien de décider comment nous allons le poursuivre, même si nous devions repartir de zéro.

 

 

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L'aide internationale doit se mobiliser pour permettre aux Népalais de retrouver la quiétude

 

 

 


Bhavisya finance par exemple avec :

 

CHF 1.- : trois repas

 

 

CHF 17.- : l'écolage mensuel des jeunes

 

 

CHF 26.- : soutien professionnel mensuel d'un enfant  (Satprayas)

 

 

CHF 50.- : transport mensuel pour les enfants à mobilité réduite (Satprayas)

 

 

CHF 225.- : coût de l'hébergement et salle de cours annuel par jeune

 

 

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